vendredi 30 mai 2014

Un petit rappel sur le bon usage de la clause de mobilité

La mise en œuvre de cette clause peut être sujette à ambigüité. Un petit rappel sur son bon usage :
Le premier point important à rappeler : Le lieu de travail n’est pas un élément essentiel du contrat de travail, contrairement à la rémunération et à la mission proposée.
Pour être valable, la clause doit être acceptée par le salarié et doit être nécessaire aux intérêts de l’entreprise. Elle doit être limitée géographiquement.
Elle peut être prévue par la convention collective de l’entreprise ; le salarié doit en avoir pris connaissance avant l’embauche.
La signature par le salarié du règlement intérieur mentionnant cette clause de mobilité ne suffit pas. Elle doit figurer dans le contrat de travail.
                                         
Mettre en place une clause de mobilité dans un contrat de travail reste valide, à condition de ne pas associer une modification de la rémunération (dans ce cas l’accord express du salarié reste obligatoire). Par exemple, le salarié, payé en fonction du CA est muté dans un établissement moins performant, ce qui entraine une baisse automatique de rémunération.
Si la clause de mobilité n’a d’effet que sur les conditions de travail, elle peut être imposée par l’employeur, en vertu de son pouvoir de direction.
Si le salarié refuse l’application de la clause de mobilité, il s’agit d’un manquement de ses obligations contractuelles, mais il ne s’agit pas d’une faute grave.
L’employeur peut alors licencier le salarié qui refuse de bouger.
L’employeur doit veiller à agir dans l’intérêt de l’entreprise et à vérifier que l’application de la clause n’entraîne pas un bouleversement trop important dans la vie familiale et personnelle du salarié.
Un exemple jugé en 1999 : le refus d’une salarié, veuve élevant ses deux enfants en bas âge  d’accepter sa mobilité a été jugé légitime. Cela portait atteinte à son droit de mener une vie familiale normale.
Dernier point : la mise en œuvre d’une clause de mobilité suppose de respecter un délai de prévenance raisonnable.




vendredi 18 avril 2014

Recrutement de personnel qualifié hôtellerie restauration été 2014

Nous recherchons pour nos partenaires hôteliers restaurateurs indépendants de la région Midi-Pyrénées et Languedoc-Rousillon les profils suivants :
Second. CDD évolutif CDI
Serveur. CDD évolutif CDI
Plongeur (profil évolutif en service et cuisine). CDD
Une expérience significative en restauration traditionnelle est demandée.
Nous cherchons des profils intéressés par la restauration « fait maison », curieux et organisés.

Ces postes sont non logés.

Vos candidatures et vos questions : contact@rhtourisme.com


jeudi 20 mars 2014

Et si vous ne remplissiez pas l’obligation d’emploi ?

Pensez à l’accueil de stagiaires handicapés. Pour cela, rapprochez vous des organismes de formation correspondant à vos métiers ou de l’antenne CAP EMPLOI, la plus proche de chez vous. La durée du stage doit être supérieure ou égale à 40 H. Par contre, ces stagiaires ne peuvent représenter que 2% de l’obligation d’emploi.

Pensez également à contracter avec  des entreprises adaptées ou des établissements ou services d’aide par le travail. Ce temps de travail sous traité n’est pris en compte que pour 50% de l’obligation d’emploi (3% de l’effectif de l’entreprise).

Pour terminer, vous pouvez remplir également votre obligation d’emploi, en concluant et en appliquant un accord annuel ou pluri annuel d’entreprise, d’établissement, de groupe ou de branche. Cet accord doit comporter un programme d’embauches de personnes handicapées, un plan d’insertion et de formation, un plan d’adaptation aux mutations technologiques, et un plan de maintien dans l’entreprise en cas de licenciement.


Combien ça coûte ?
Si vous ne remplissez pas l’obligation d’emploi, vous allez devoir verser une contribution à l’AGEFIPH.

Cette contribution est calculée en multipliant le nombre de bénéficiaires manquants par :
400 fois le SMIC horaire pour les entreprises de 20 à 199 salariés.
500 fois le SMIC horaire pour les entreprises de 200 à 749 salariés.
600 fois le SMIC horaire pour les entreprises de 750 salariés et plus.

Pour faciliter votre réflexion, sachez que si vous n’entreprenez rien (embauches, accueil de stagiaires, contrats avec des entreprises adaptées, accord), ce montant grimpe significativement : nombre de bénéficiaires manquants multiplié par 1500 fois le SMIC horaire quelque soit le nombre de vos salariés.


Besoin d’aide ?: 06 62 91 40 01 info@czconseilformation.com

L’emploi des personnes handicapées : pas si compliqué à mettre en œuvre

Le 31 mars approche…
Avez-vous pensé à remplir votre déclaration annuelle obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOTH) ?
Vérifiez d’abord que vous occupez 20 salariés depuis au moins trois ans.
6% de votre effectif doit être composé de personnes en situation de handicap, à savoir :
. des personnes reconnues travailleurs handicapés par la « Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées » (CDAPH) ;
. des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ayant entraîné une incapacité permanente au moins égale à 10 % et titulaires d’une rente attribuée au titre du régime général de Sécurité sociale ou de tout autre régime de protection sociale obligatoire
. des titulaires d’une pension d’invalidité à condition que l’invalidité des intéressés réduise au moins des 2/3 leur capacité de travail ou de gain ;
. Des personnes invalides et  victimes de guerre ;
. Des sapeurs-pompiers volontaires bénéficiaires d’une allocation ou une rente d’invalidité victime d’un accident de service ou d’une  maladie contractée en service ;
. Des titulaires de la carte d’invalidité.
. Des titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).
Ces  salariés peuvent être en CDI, CDD ou contrats d’apprentissage/de professionnalisation.
Chaque personne sera prise en compte à proportion de son temps de présence dans l’entreprise.
. Le salarié dont la durée du travail est égale ou supérieure à la moitié de la durée légale ou conventionnelle, compte pour une unité comme s’il avait été employé à temps complet ;
. Le salarié dont la durée de travail est inférieure à la moitié de la durée légale ou conventionnelle, compte pour une demi-unité multipliée par le nombre de jours de présence effective du salarié dans l’établissement.

+ d’info sur le site de CAP EMPLOI.

                                    

jeudi 20 février 2014

Réalisez un bilan de votre carrière et redémarrez d'un bon pied!

Vous êtes salarié et vous souhaitez identifier de nouvelles opportunités professionnelles et vous préparer à « bouger » ?
Vous êtes employeur et vous souhaitez repérer les potentiels, les compétences inexploitées au sein de votre équipe ? Vous souhaitez fidéliser vos salariés ? Vous souhaitez anticiper, et répondre au mieux aux orientations stratégiques de votre structure ?
Le bilan de carrière est une prestation d’accompagnement, destinée à faciliter les prises de décisions. Il se compose d’entretiens professionnels réalisés dans un cadre neutre, sur une période de 1 à 3 mois.

Pour le financer, vous pouvez utiliser le DIF et le plan de formation.

vendredi 24 janvier 2014

MARDIS RH DU MANAGER, à compter du 25 mars à Montauban.

Nouvelle programmation des MARDIS RH DU MANAGER, à compter du 25 mars à Montauban.
Face à aux objectifs stratégiques et aux contraintes règlementaires des sociétés, l es managers opérationnels sont, aujourd’hui, amenés à prendre une part toujours plus importante dans la gestion du capital humain. Les dirigeants et DRH sont amenés à confier tout ou partie de la sécurisation de leurs ressources humaines à leurs managers de proximité.
Cette formation de cinq jours, répartis sur 4 mois, est destinée à accompagner les entreprises et leurs managers dans ce processus de « décentralisation » des RH.
Des financements sont toujours possibles, nous vous aidons à les trouver.

Renseignements, programme détaillé et inscriptions : info@czconseilformation.com / 06 62 91 40 01

jeudi 23 janvier 2014

Deux ou trois choses à savoir sur le contrat de travail à temps partiel



Aujourd’hui, on peut conclure un contrat de travail à temps partiel, pour au minimum 24 heures /semaine sauf :
. Lorsque le salarié doit faire face à des contraintes personnelles, organiser son planning avec une autre activité salariée ou étudiante. Le salarié doit en faire la demande par écrit.
. Pour les associations et entreprises d’insertion lorsque le parcours d’insertion le justifie.
Lorsqu’une convention ou un accord de branche étendu le prévoit.
Pour les particuliers employeurs.
En cas de durée de travail inférieure à 24 heures / semaine, l’employé a droit au regroupement de ses heures par journée ou demi journée.
Ce contrat de travail est obligatoirement écrit. Dans le cas contraire, le contrat de travail est présumé à temps complet. Il doit mentionner les plages de travail, les modalités de communication des horaires au salarié (généralement 7 jours, au minimum 3 jours) et le volume des heures complémentaires réalisables dans le cadre du contrat de travail.
La durée de travail est généralement hebdomadaire ou mensuelle.

Moduler les horaires :
Les heures complémentaires ne doivent pas dépasser 10% de la durée initiale du contrat, 30 % si un accord le prévoit.  A noter que les heures effectuées entre 10 et 30% sont payées 25% en plus.
Ces heures complémentaires sont obligatoirement rémunérées et non compensées par un repos.
En cas de dépassement du quota d’heures complémentaires, le salarié peut refuser sans que cela constitue une cause de licenciement.
Dans tous les cas, la durée de travail conventionnelle (35 ou 39h) ne doit pas être atteinte (période de référence : 12 semaines !). Sinon, le salarié peut demander la requalification du contrat en contrat à temps plein devant les prud’hommes.

En conclusion, un contrat de travail à temps partiel reste une variable d’ajustement limitée pour l’entreprise, aux vues des contraintes. Si vous souhaitez faire varier les durées de travail des personnes à temps partiel, mieux vaut opter pour la conclusion d’un accord collectif de modulation du temps de travail : les heures complémentaires pourront être calculée sur une période référence : la semaine, le mois ou l’année.